Un début de vie professionnelle dans une maison de couture me permit en tant qu’assistante de direction, de me familiariser avec les aspects commerciaux et artistiques inhérents à ce poste. J’ai tout de suite compris à quel point, les qualités relationnelles étaient essentielles pour la bonne marche de la société et je trouvais assez facilement, le moyen d’établir des relations fluides et de confiance avec des personnes d’horizons très différents.
Après quelques années épanouissantes, et sans rien voir venir, je me retrouve dans un état de profonde dépression. Zéro envie, pendant des semaines avec une estime de moi-même très diminuée. Je donne le change à mes amis quand je les vois. Je traîne ce mal de vivre sans le partager avec un mélange de sentiment de culpabilité et de honte.
Bizarrement l’idée de demander de l’aide à un professionnel ne m’avait jamais effleurée et personne ne pouvait me le conseiller, étant donné que je cachais soigneusement mon état.
Je me “soignais” en dormant pendant de longues heures et en lisant des livres de psychologie, de spiritualité et de développement personnel. Une légère amélioration apparaît et je postule pour un poste de coordinatrice de projets dans une agence de communication internationale.
Je voyage partout en Europe, Afrique, Australie et rencontre les responsables politiques et économiques du pays sur lequel nous travaillons. Sans en être tout à fait consciente je m’adresse davantage à l’humain que j’ai en face de moi plutôt qu’à la fonction qu’il représente.
J’étais pratiquement tout le temps en mission à l’étranger et je travaillais seule, ce que paradoxalement, je ressentais comme une protection. Nul besoin de composer avec d’autres personnes.
Ma société me propose un nouveau poste au sein d’une équipe, avec plus de responsabilités et un salaire plus élevé.
Bien que je commençais à en avoir assez de voyager seule, l’idée de travailler en équipe, me faisait peur, et me sortait de ma zone de confort. Je refusai.
Au cours de l’une de mes missions, je rencontrai mon futur compagnon. Dix huit mois après, je démissionnais et partis m’installer définitivement en Grèce.
Je dois dire que ce départ comportait un petit élément de fuite, c’était inconscient, mais réel.
Chacun peut avoir l’illusion que partir c’est laisser ce qui nous encombre derrière soi. Mais où que nous allions, c’est d’abord, nous-même que nous retrouvons. Le nouveau décor permet de croire que le film a changé. Mais nous sommes rapidement rattrapées par notre dialogue intérieur. Il est nourri par les croyances que nous avons sur nous-même et sur le monde.
Mis à part apprendre assidûment la langue, je décidais de n’avoir que des activités qui résonnaient profondément avec ce qui était important pour moi.
Je me mis au Yoga, et m’ inscris dans une organisation qui proposaient des actions bénévoles. Visites régulières à des personnes agées et seules, cuisine et distribution de nourriture à ceux qui en avaient besoin. Je n’avais jamais ressenti un tel sentiment de plénitude lorsque je revenais de l’une ou l’autre de ces missions.
J’avais compris quand ce fut le moment de reprendre une activité professionnelle que cela devait être dans l’aide à la personne.
Je me formai à la Sophrologie et fut certifiée par son fondateur, le Professeur Caycédo.
Je continuai à m'informer sur les nouvelles thérapies surtout celles en provenance des Etats-Unis. L’innovation qu’elle soit technologique ou thérapeutique nous arrive principalement d’outre-Atlantique.
C’est ainsi que je découvris les thérapies de psychologie énergétique, et principalement l’ EFT, puis Matrix Reimprinting. Je me formai là aussi directement avec son fondateur Gary Craig. Depuis l’EFT est reconnue et enseignée dans les programmes de diplôme universitaire de thérapies brèves.
C’est à cette période que ma vie privée bascule avec le diagnostic d’une maladie incurable dégénérative qui s’abat sur quelqu’un de très proche.
Sans l’EFT, je ne crois pas que j’aurais pu faire face. Accompagner quelqu’un que l’on aime vers sa version diminuée, sans qu’il n’existe aucun espoir d’amélioration, est terrible.
Les médecins disent que l’accompagnant est le malade caché, j’en étais consciente, et me suis servi de tous les outils que je connaissais pour rester en bonne santé, morale et physique.
La spiritualité appliquée faisait déjà partie intégrante de ma vie depuis longtemps et ceci incluait la pratique quotidienne de la méditation. Faire du sport est pour moi un mode de vie et là aussi, cela a contribué au maintien de mon équilibre émotionnel et psychologique.
Tous les jours, je neutralisais grâce à l’EFT des scènes dont l’impact émotionnel était toxique. Sur dix ans d’accompagnement de cet être cher, il y en eut beaucoup.
Un autre facteur important qui a aidé dans la délicate gestion de cette période, est la présence de mes chats. La présence d’un animal est tout à fait bénéfique à la santé physique et morale des humains. Ils sont source d’amour inconditionnel. Cette émotion libératrice qui nous donne le droit d’être ce que nous sommes tous, imparfaits. Imparfaits ou plutôt perfectibles et dignes d’amour.
J’ai complété mon approche alternative par des connaissances scientifiques, et ai donc obtenu un Certificat de Neurobiologie de la Vie Quotidienne, délivré par l’université de Chicago.